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Centrale Maths 1 PSI 2017

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Questions du sujet

1. I.A.1) Soient $U$ et $V$ deux variables aléatoires sur $(\Omega, \mathcal{A}, P)$ possédant un moment d’ordre 2 et telles que $V$ n’est pas presque surement nulle. Montrer que $E(U^2)E(V^2) – E(UV)^2 \geq 0$ et que $E(U^2)E(V^2) – E(UV)^2 = 0$ si et seulement s’il existe $\lambda \in \mathbb{R}$ tel que $\lambda V + U$ est presque surement nulle.} 2. I.A.2) \begin{enumerate} \item[a)] On suppose que $X$ est bornée. Justifier que $X$ vérifie $(C_\tau)$ pour tout $\tau$ dans $\mathbb{R}^{+*}$. \item[b)] On suppose que $X$ suit la loi géométrique de paramètre $p \in ]0, 1[$ \\ $\forall k \in \mathbb{N}^{*},\ P(X = k) = p(1-p)^{k-1}$ \\ Quels sont les réels $t$ tels que $E(e^{tX}) < +\infty$ ? Pour ces $t$, donner une expression simple de $E(e^{tX})$. \item[c)] On suppose que $X$ suit la loi de Poisson de paramètre $\lambda$ : \\ $\forall k\in\mathbb{N},\ P(X=k) = e^{-\lambda} \frac{\lambda^k}{k!}$ où $\lambda \in \mathbb{R}^{+*}$ \\ Quels sont les réels $t$ tels que $E(e^{tX}) < +\infty$ ? Pour ces $t$, donner une expression simple de $E(e^{tX})$. \end{enumerate} } 3. I.A.3) Soient $a$ et $b$ deux réels tels que $a < b$. On suppose $E(e^{aX}) < +\infty$ et $E(e^{bX}) < +\infty$. \begin{enumerate} \item[a)] Montrer $\forall t \in [a, b],\ e^{tX} \leq e^{aX} + e^{bX}$. En déduire $E(e^{tX}) < +\infty$. Que peut-on en déduire sur l’ensemble $\{t \in \mathbb{R};\ E(e^{tX}) < +\infty\}$ ? \item[b)] Soient $k$ dans $\mathbb{N}$, $t$ dans $]a, b[$. On note $\theta_{k, t, a, b}$ la fonction $y \in \mathbb{R} \mapsto y^k \frac{e^{ty}}{e^{a y} + e^{b y}}$. Déterminer les limites de $\theta_{k, t, a, b}$ en $+\infty$ et $-\infty$. Montrer que cette fonction est bornée sur $\mathbb{R}$. \item[c)] Montrer que $E(|X|^k e^{tX}) < +\infty$. \end{enumerate} } 4. I.A.4) Dans cette question, $\tau$ est un élément de $\mathbb{R}^{+*}$ et $X$ vérifie $(C_{\tau})$. \begin{enumerate} \item[a)] Montrer que l’ensemble des réels $t$ tels que $E(e^{tX}) < +\infty$ est un intervalle $I$ contenant $[-\tau, \tau]$. Pour $t$ dans $I$, on note $\varphi_X(t) = E(e^{tX})$. \item[b)] Montrer que si $X(\Omega)$ est fini, $\varphi_X$ est continue sur $I$ et de classe $C^\infty$ sur l’intérieur de $I$. \item[c)] On suppose maintenant que $X(\Omega)$ est un ensemble infini dénombrable. On note $X(\Omega) = \{x_n;\ n \in \mathbb{N}^{*}\}$ où $(x_n)_{n\in \mathbb{N}^{*}}$ est une suite de réels deux à deux distincts et on pose pour tout $n \in \mathbb{N}^{*},\ p_n = P(X = x_n)$. En utilisant les résultats établis à la question I.A.3 et deux théorèmes relatifs aux séries de fonctions que l’on énoncera complètement, montrer que $\varphi_X$ est continue sur $I$ et de classe $C^\infty$ sur l’intérieur de $I$. \item[d)] Vérifier que pour $t$ dans l’intérieur de $I$ et $k$ dans $\mathbb{N}$, $\varphi^{(k)}_X(t) = E(X^k e^{tX})$. \item[e)] Soit $\psi_X = \frac{\varphi'_X}{\varphi_X}$. Montrer que $\psi_X$ est croissante sur $I$ et que, si $X$ n’est pas presque surement égale à une constante, $\psi_X$ est strictement croissante sur $I$. \end{enumerate} } 5. I.B.1) Soit $\delta$ un élément de $\mathbb{R}^{+*}$. Montrer que, pour $n$ dans $\mathbb{N}^{*}$, \[ P(|S_n - nE(X)| \geq n\delta) \leq \frac{V(X)}{n\delta^2} \] } 6. I.B.2) Si $u$ et $v$ sont deux nombres réels tels que $u < E(X) < v$, déterminer la limite de la suite $(\pi_n)_{n\in\mathbb{N}^{*}}$ définie par \[ \forall n \in \mathbb{N}^{*},\ \pi_n = P(nu \leq S_n \leq nv) \] } 7. I.C.1) Soient $m, q$ et $r$ des éléments de $\mathbb{N}$. On pose $n = mq + r$. Comparer les deux nombres réels $u_n$ et $q u_m + u_r$ et montrer que $u_n - n s \geq q(u_m - m s) + u_r - r s$.} 8. I.C.2) On fixe $m$ dans $\mathbb{N}^{*}$ et $\varepsilon$ dans $\mathbb{R}^{+*}$. En utilisant la division euclidienne de $n$ par $m$, montrer qu’il existe un entier $N$ tel que pour tout $n > N$, \[ \frac{u_n}{n} \geq \frac{u_m}{m} – \varepsilon \] } 9. I.C.3) Montrer $\lim_{n\to\infty} \frac{u_n}{n} = s$.} 10. II.A.1) Montrer $P(X \geq a) = 0 \iff \forall n \in \mathbb{N}^{*},\ P(S_n \geq n a) = 0$.} 11. II.A.2) Soient $m$ et $n$ dans $\mathbb{N}$. \begin{enumerate} \item[a)] Montrer que $S_{m+n} – S_m$ et $S_n$ ont même loi. \item[b)] Soit $b$ un nombre réel. Montrer $P(S_{m+n} \geq (n + m)b) \geq P(S_n \geq n b ) P(S_m \geq m b)$. \end{enumerate} } 12. II.A.3) Montrer que la suite $\left(\frac{\ln P(S_n \geq n a)}{n}\right)_{n\geq 1}$ est bien définie et admet une limite $\gamma_a$ négative ou nulle vérifiant $\forall n \in \mathbb{N}^{*},\ P(S_n \geq n a) \leq e^{n\gamma_a}$.} 13. II.B.1) Montrer que, pour $n$ dans $\mathbb{N}^{*}$ et $t$ dans $I \cap \mathbb{R}^+$, \[ E(e^{t S_n}) = (\varphi_X(t))^n, \quad P(S_n \geq n a) \leq \frac{\varphi_X(t)^n}{e^{n t a}} \] } 14. II.B.2) On définit la fonction $\chi : I \rightarrow \mathbb{R}$ par $t \mapsto \ln(\varphi_X(t)) – t a$. \begin{enumerate} \item[a)] Montrer que la fonction $\chi$ est minorée sur $I \cap \mathbb{R}^+$. \item[b)] Donner un équivalent de $\chi(t)$ lorsque $t$ tend vers $0$. En déduire $\eta_a < 0$. \item[c)] Montrer $\forall n \in \mathbb{N}^{*},\ P(S_n \geq n a) \leq e^{n \eta_a}$. En déduire que $\gamma_a < 0$. \item[d)] Dans chacun des deux cas suivants, déterminer l’ensemble des nombres réels $a$ vérifiant les conditions $P(X \geq a) > 0$ et $a > E(X)$ ; puis, pour $a$ vérifiant ces conditions, calculer $\eta_a$. \begin{enumerate} \item[i.] $X$ suit la loi de Bernoulli $\mathcal{B}(p)$ avec $0 < p < 1$. \item[ii.] $X$ suit la loi de Poisson $\mathcal{P}(\lambda)$ avec $\lambda > 0$. \end{enumerate} \end{enumerate} } 15. II.C.1) On suppose ici que la borne inférieure $\eta_a$ de la fonction $\chi$ sur $I \cap \mathbb{R}^+$ est atteinte en un point $\sigma$ intérieur à $I \cap \mathbb{R}^+$. Soient $t$ un nombre réel intérieur à $I$ et tel que $t > \sigma$, $b$ un nombre réel tel que $b > \frac{\varphi_X'(t)}{\varphi_X(t)}$. \begin{enumerate} \item[a)] Calculer $\sum_{x \in X(\Omega)} \frac{e^{t x}}{E(e^{t X})} P(X = x)$. On admet alors (quitte à modifier $(\Omega, \mathcal{A}, P)$) \begin{itemize} \item qu’il existe une variable aléatoire $X’$ sur $(\Omega, \mathcal{A})$ telle que $X'(\Omega) = X(\Omega)$ et dont la loi de probabilité est donnée par \\ $\forall x \in X(\Omega),\ P(X’ = x) = \frac{e^{t x}}{E(e^{t X})}P(X = x)$ \item qu’il existe une suite $(X’_n)_{n\in\mathbb{N}^{*}}$ de variables aléatoires mutuellement indépendantes définies sur $(\Omega, \mathcal{A}, P)$ suivant toutes la même loi que $X’$. \end{itemize} \item[b)] Montrer $E(X’) = \frac{\varphi_X'(t)}{\varphi_X(t)},\ E(X’) > a$ \end{enumerate} } 16. II.C.2) On admet que, si $n$ dans $\mathbb{N}^{*}$ et si $f$ est une application de $X(\Omega)^n$ dans $\mathbb{R}_+$, on a \[ E(f(X’_1, \dots, X’_n)) = \frac{E(f(X_1, \dots, X_n)e^{t S_n})}{(\varphi_X(t))^n} \] \begin{enumerate} \item[a)] Pour $n$ dans $\mathbb{N}^{*}$, on pose $S’_n = \sum_{k=1}^n X’_k$. Montrer $P(n a \leq S’_n \leq n b ) \leq P(S_n \geq n a) \frac{e^{n t b}}{\varphi_X(t)^n}$. On pourra introduire l’application $f: X(\Omega)^n \rightarrow \mathbb{R}$, $(x_1, \dots, x_n) \mapsto \begin{cases}1 & \text{si } n a \leq \sum_{i=1}^n x_i \leq n b \\ 0 & \text{sinon}\end{cases}$ \item[b)] En utilisant les questions I.B.2, II.B.2c et le a) ci-dessus, montrer finalement que $\eta_a = \gamma_a$. \end{enumerate} } 17. II.C.3) \begin{enumerate} \item[a)] Soit $\alpha \in ]0, 1/2[$. Pour $n$ dans $\mathbb{N}^*$, on pose \\ $A_n = \{ k \in \{0, \dots, n\},\ |k – n/2| \geq \alpha n \}$, $U_n = \sum_{k \in A_n} \binom{n}{k}$ \\ Déterminer la limite de la suite $(U_n^{1/n})_{n\geq 1}$. \item[b)] Soit $\lambda \in \mathbb{R}^{+*}$, $\alpha \in ]\lambda, +\infty[$. Pour $n$ dans $\mathbb{N}^{*}$, on pose \\ $T_n = \sum_{k \in \mathbb{N},\, k \geq \alpha n} \frac{n^k \lambda^k}{k!}$ \\ Déterminer la limite de la suite $(T_n^{1/n})_{n\geq 1}$. \end{enumerate} }

FAQ

Pourquoi l’inégalité \( E(U^2)E(V^2) – E(UV)^2 \geq 0 \) est-elle toujours vraie pour des variables aléatoires \( U \) et \( V \) ?

Cette inégalité est une conséquence directe de l’inégalité de Cauchy-Schwarz appliquée aux variables aléatoires \( U \) et \( V \). Elle reflète le fait que la covariance entre \( U \) et \( V \) est toujours inférieure ou égale au produit de leurs écarts-types. L’égalité a lieu si et seulement si \( U \) et \( V \) sont linéairement dépendantes presque sûrement, c’est-à-dire s’il existe un réel \( \lambda \) tel que \( U = -\lambda V \) presque sûrement.

Comment justifier que \( X \) vérifie la condition \( (C_\tau) \) pour tout \( \tau > 0 \) si \( X \) est bornée ?

Si \( X \) est bornée, il existe \( M > 0 \) tel que \( |X| \leq M \) presque sûrement. Alors, pour tout \( t \in \mathbb{R} \), \( |e^{tX}| \leq e^{|t|M} \), ce qui implique \( E(e^{tX}) \leq e^{|t|M} < +\infty \). Ainsi, \( X \) vérifie \( (C_\tau) \) pour tout \( \tau > 0 \), car l’espérance est finie pour tout \( t \).

Quelle est l’expression de \( E(e^{tX}) \) pour une variable aléatoire \( X \) suivant une loi géométrique de paramètre \( p \) ?

Pour \( X \) suivant une loi géométrique de paramètre \( p \), \( E(e^{tX}) \) est finie si et seulement si \( t < -\ln(1-p) \). Dans ce cas, on a \( E(e^{tX}) = \frac{p e^t}{1 - (1-p)e^t} \). Cette expression découle du calcul de la série \( \sum_{k=1}^{+\infty} p(1-p)^{k-1} e^{tk} \), qui converge si \( (1-p)e^t < 1 \).

Pourquoi l’ensemble \( \{t \in \mathbb{R} ; E(e^{tX}) < +\infty\} \) est-il un intervalle contenant \( [a, b] \) si \( E(e^{aX}) \) et \( E(e^{bX}) \) sont finies ?

L’ensemble \( \{t \in \mathbb{R} ; E(e^{tX}) < +\infty\} \) est un intervalle car la fonction \( t \mapsto e^{tX} \) est convexe, et la convexité préserve la finitude de l'espérance sur les combinaisons convexes. Si \( E(e^{aX}) \) et \( E(e^{bX}) \) sont finies, alors pour tout \( t \in [a, b] \), \( e^{tX} \leq e^{aX} + e^{bX} \), ce qui implique \( E(e^{tX}) \leq E(e^{aX}) + E(e^{bX}) < +\infty \). Ainsi, l'intervalle contient \( [a, b] \).

Comment montrer que \( \varphi_X \) est de classe \( C^\infty \) sur l’intérieur de \( I \) si \( X(\Omega) \) est fini ?

Si \( X(\Omega) \) est fini, \( \varphi_X(t) = E(e^{tX}) = \sum_{x \in X(\Omega)} e^{tx} P(X = x) \) est une somme finie de fonctions \( C^\infty \). Par conséquent, \( \varphi_X \) est \( C^\infty \) sur \( \mathbb{R} \), et donc sur l’intérieur de \( I \). La continuité sur \( I \) découle du fait que \( \varphi_X \) est une somme finie de fonctions continues.

Pourquoi la fonction \( \psi_X = \frac{\varphi’_X}{\varphi_X} \) est-elle croissante sur \( I \) ?

La fonction \( \psi_X \) est croissante car sa dérivée \( \psi’_X = \frac{\varphi”_X \varphi_X – (\varphi’_X)^2}{\varphi_X^2} \) est positive. En effet, \( \varphi”_X \varphi_X – (\varphi’_X)^2 = E(X^2 e^{tX}) E(e^{tX}) – (E(X e^{tX}))^2 \geq 0 \) par l’inégalité de Cauchy-Schwarz. Si \( X \) n’est pas presque sûrement constante, l’inégalité est stricte, et \( \psi_X \) est strictement croissante.

Comment interpréter l’inégalité \( P(|S_n – nE(X)| \geq n\delta) \leq \frac{V(X)}{n\delta^2} \) ?

Cette inégalité est une application de l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, qui borne la probabilité qu’une variable aléatoire s’écarte de son espérance. Ici, \( S_n \) est la somme de \( n \) variables aléatoires indépendantes de même loi que \( X \), donc \( E(S_n) = nE(X) \) et \( V(S_n) = nV(X) \). L’inégalité montre que la probabilité que \( S_n \) s’écarte de son espérance décroît comme \( \frac{1}{n} \), ce qui est un résultat clé en probabilités.

Pourquoi la suite \( \left( \frac{u_n}{n} \right) \) converge-t-elle vers \( s \) ?

La convergence de \( \frac{u_n}{n} \) vers \( s \) est une conséquence de la sous-additivité de la suite \( (u_n) \). En utilisant la division euclidienne et la propriété \( u_{mq + r} \leq m u_q + u_r \), on montre que \( \frac{u_n}{n} \) est minoré par \( \frac{u_m}{m} – \varepsilon \) pour \( n \) assez grand. En faisant tendre \( \varepsilon \) vers 0 et en utilisant la borne inférieure \( s \), on obtient la convergence.

Comment calculer \( E(e^{tX}) \) pour une variable aléatoire \( X \) suivant une loi de Poisson de paramètre \( \lambda \) ?

Pour \( X \) suivant une loi de Poisson de paramètre \( \lambda \), \( E(e^{tX}) \) est finie pour tout \( t \in \mathbb{R} \). On a \( E(e^{tX}) = \sum_{k=0}^{+\infty} e^{tk} e^{-\lambda} \frac{\lambda^k}{k!} = e^{-\lambda} \sum_{k=0}^{+\infty} \frac{(\lambda e^t)^k}{k!} = e^{-\lambda} e^{\lambda e^t} = e^{\lambda (e^t – 1)} \). Cette expression est valable pour tout \( t \), car la série converge toujours.

Pourquoi \( \gamma_a \) est-elle négative ou nulle dans l’étude des grandes déviations ?

La quantité \( \gamma_a = \lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n} \ln P(S_n \geq n a) \) est négative ou nulle car \( P(S_n \geq n a) \leq 1 \), donc \( \ln P(S_n \geq n a) \leq 0 \). La limite \( \gamma_a \) capture le taux exponentiel de décroissance de cette probabilité, et sa négativité reflète le fait que les grandes déviations sont des événements rares.

Comment interpréter le résultat \( \eta_a = \gamma_a \) dans le cadre des grandes déviations ?

Le résultat \( \eta_a = \gamma_a \) montre que la borne supérieure exponentielle \( e^{n \eta_a} \) pour \( P(S_n \geq n a) \) est optimale. Cela signifie que le taux exponentiel de décroissance de \( P(S_n \geq n a) \) est exactement donné par \( \eta_a \), qui est la borne inférieure de la fonction \( \chi(t) = \ln \varphi_X(t) – t a \). C’est un résultat fondamental en théorie des grandes déviations.

Quelle est la limite de \( U_n^{1/n} \) où \( U_n = \sum_{k \in A_n} \binom{n}{k} \) avec \( A_n = \{k \in \{0, \dots, n\}, |k – n/2| \geq \alpha n\} \) ?

La limite de \( U_n^{1/n} \) est \( 2 \sqrt{p(1-p)} \) où \( p \) est tel que \( |p – 1/2| = \alpha \). Cela découle du fait que les termes dominants dans la somme \( U_n \) sont ceux pour lesquels \( k \) est proche de \( n p \) ou \( n(1-p) \), et que \( \binom{n}{k} \sim \frac{1}{\sqrt{2 \pi n p (1-p)}} (p^p (1-p)^{1-p})^{-n} \) pour ces \( k \).