Questions du sujet
1. Quel lien y a-t-il entre une trajectoire $\gamma(t)$ du système et le champ $\Phi(X)$ ? 2. Démontrer que si $(X(t), t\in I)$ est une solution de $(S)$, la fonction d’énergie $F(X) = y^2/2 + f(x)$ est constante sur $I$. Pour toute trajectoire issue de $X_0$, on notera $h = F(X_0)$ cette valeur constante, ou énergie de la trajectoire. Il en résulte que si $X = (x, y)$, la conservation de l’énergie $(H)$ $F(X) = h$ donne une équation implicite des trajectoires dans le plan de phase $P$. 3. I.A.1) Déterminer la solution $t \mapsto x(t)$ d’énergie $h > 0$. Quelle est la période $T$ de cette solution ? 4. I.A.2) Démontrer que la trajectoire associée dans l’espace des phases est une courbe fermée $\Gamma_h$ dont on précisera la nature et tracera le graphe\\ a) Donner son équation et ses points caractéristiques en fonction de $\omega$ et $h = F(X_0)$.\\ b) Indiquer sur le graphe le sens de parcours de cette trajectoire. 5. I.A.3) Que vaut la solution $t\mapsto X(t)$ si $X_0 = (0, 0)$ ? Quelles sont toutes les trajectoires d’énergie $0$ ?} 6. I.B.1) Calculer la solution générale $t\mapsto x(t)$. 7. I.B.2) Donner l’équation des trajectoires $\gamma_h$ et les représenter graphiquement selon que $h > 0$, $h < 0$ ou $h = 0$ (on indiquera le sens de parcours de ces trajectoires). Quelle est la nature de ces courbes, sont-elles fermées ? 8. I.B.3) Que se passe-t-il si $X_0 = (0, 0)$ ? Quelles sont toutes les trajectoires d’énergie nulle ? 9. II.A.1) Soit $U = \{ x \in \mathbb{R} \mid f(x)FAQ
Le sujet traite en profondeur des systèmes dynamiques, de la conservation de l’énergie, des équations différentielles autonomes, des points d’équilibre et de stabilité, ainsi que de l’étude qualitative des trajectoires dans le plan de phase. Bien sûr, la maîtrise des intégrales, du champ de vecteurs et des propriétés différentielles de fonctions est essentielle ici. Débloque le corrigé sur Prépa Booster pour accéder aux solutions détaillées et t’entraîner avec des exercices similaires.
La trajectoire dans le plan de phase permet de visualiser l’évolution de l’état du système (position, vitesse, etc.) indépendamment du temps : on y trace toutes les valeurs possibles que peut prendre le couple (x(t), y(t)). L’évolution temporelle, elle, décrit justement comment ces valeurs évoluent au fil du temps. Cette distinction est fondamentale pour analyser la stabilité et la nature des solutions d’un système dynamique.
La conservation de l’énergie permet souvent de réduire la complexité d’une équation différentièle : on transforme le problème dynamique en un problème géométrique, en définissant une courbe niveau qui caractérise les trajectoires. Cela aide à identifier les types de trajectoires (fermées, ouvertes), à déterminer les points d’équilibre et à étudier la stabilité. C’est une stratégie très puissante en mécanique analytique et en mathématiques appliquées.
Un point d’équilibre (ou stationnaire) est une position où la dérivée du champ de vecteurs s’annule : ici, f’(e) = 0. Pour la stabilité, tout se joue sur la dérivée seconde de la fonction d’énergie (ou potentielle) : si elle est positive c’est un minimum (stable), si elle est négative c’est un maximum (instable). On peut affiner avec une étude spectrale de la matrice jacobienne si besoin.
L’exemple central est celui du pendule simple, modélisé avec une énergie potentielle f(x) = -cos(x), ce qui permet d’aborder à la fois le régime des petites oscillations et celui des grandes amplitudes (non linéarités). On rencontre aussi des systèmes conservatifs plus généraux, illustrant la pertinence de la mécanique classique dans l’étude des équations différentielles du second ordre.
Elles modélisent la grande majorité des phénomènes physiques usuels — oscillateurs, mouvements planétaires, circuits électriques, mécanique des fluides… Elles décrivent la dynamique d’un système à partir de ses lois fondamentales. Savoir les résoudre, qualitativement comme quantitativement, est donc un atout majeur en concours comme pour la suite des études scientifiques.
Le théorème de Cauchy-Lipschitz garantit l’existence et l’unicité des solutions locales des équations différentielles, sous réserve de certaines hypothèses de régularité sur le champ de vecteurs. Dans le sujet, il te permet, dès lors que les hypothèses sont vérifiées, d’assurer que les trajectoires étudiées sont bien définies — ce qui évite toute ambiguïté lors de la résolution.
On tombe fréquemment sur trois grandes familles : les courbes fermées (solutions périodiques), les courbes ouvertes finies (solutions qui rejoignent un point en un temps fini, souvent les homoclines/hétéroclines), et les trajectoires ouvertes infinies (le système diverge ou fait une transition d’état). Fonctions d’énergie, points singuliers et stabilité jouent un rôle clé pour les reconnaître.
Pas forcément ! Parfois, une solution explicite n’a pas de formule simple avec les fonctions usuelles. Dans ce cas, il faut être capable d’exprimer la solution sous forme intégrale, d’étudier ses propriétés (période, comportement asymptotique…) et d’interpréter son sens physique. Savoir manipuler et exploiter une solution sous forme « implicite » est un véritable critère de maîtrise à Centrale.
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