Aller au contenu

Mines Maths 2 PSI 2017

pour ajouter aux favoris
pour marquer comme fait

Corrigé de l’épreuve

Accès immédiat aux corrigés

Débloque tous les corrigés des écrits et oraux et optimise ta préparation aux concours.

Débloquer l’accès 🔓

Déjà inscrit ? Connecte-toi ici.

Énoncé de l’épreuve

💡 Si un sujet identique a été utilisé par le concours pour différentes filières, le sujet affiché ci-dessous peut-être celui d'une autre filière. Le contenu reste identique.

Signaler un problème technique avec cet énoncé

Questions du sujet

1. Montrer que si u vérifie la condition (C3) alors u est de trace nulle.

2. Montrer que u^2 = ”^2 I_E, déterminer le spectre de u et préciser la dimension des sous-espaces propres de u.

3. Expliciter, à l’aide de vecteurs propres de u, une droite vectorielle D telle que u(D) \not\subset D, et en déduire que u est échangeur.

4. Calculer le carré de la matrice \begin{pmatrix} 0_n & B \\ 0_{p,n} & 0_p \end{pmatrix} de \mathcal{M}_{n+p}(\mathbb{C}). Montrer ensuite que M est la somme de deux matrices de carré nul.

5. On considère dans \mathcal{M}_{n+p}(\mathbb{C}) la matrice diagonale par blocs D := \begin{pmatrix} I_n & 0_{n,p} \\ 0_{p,n} & -I_p \end{pmatrix}. Montrer que D est inversible, calculer D^{-1} puis DMD^{-1}, et en déduire que M est semblable à -M.}

6. On suppose ici F et G tous deux non nuls. On se donne une base (f_1, …, f_n) de F et une base (g_1, …, g_p) de G. La famille \mathcal{B} = (f_1, …, f_n, g_1, …, g_p) est donc une base de E. Compte tenu des hypothèses, décrire la forme de la matrice de u dans \mathcal{B}.

7. Déduire des questions précédentes que u vérifie les conditions (C2) et (C3). On n’oubliera pas de considérer le cas où l’un des sous-espaces vectoriels F et G est nul.

8. Soit f un endomorphisme de E tel que f^2 = 0. Comparer \Ker f à \Im f et en déduire \\ \dim \Ker f \geq \frac{\dim E}{2}.

9. Démontrer que E = \Ker a \oplus \Ker b, et que \Ker a = \Im a et \Ker b = \Im b.

10. En déduire que u est échangeur.}

11. Montrer que la suite \left(\Ker(v^k)\right)_{k\in\mathbb{N}} est croissante pour l’inclusion.

12. Montrer qu’il existe un entier naturel p tel que \forall k \geq p,\; \Ker v^k = \Ker v^p. On pourra introduire la plus grande dimension possible pour un sous-espace vectoriel de la forme \Ker v^k pour k dans \mathbb{N}. Montrer qu’alors \Ker v^p = \bigcup_{k\in\mathbb{N}} \Ker v^k et que p peut être choisi parmi les entiers pairs.

13. Dans la suite de cette partie, on fixe un entier naturel pair p donné par la question 12 et l’on pose E^\mathbb{c}_\lambda(f) := \bigcup_{k\in\mathbb{N}} \Ker v^k = \Ker v^p. On notera que E^\mathbb{c}_\lambda(f) est un sous-espace vectoriel de E.\\ Montrer que E^\mathbb{c}_\lambda(f) = \Ker(v^{2p}) et en déduire \\ E = E^\mathbb{c}_\lambda(f) \oplus \Im(v^p). \\ Montrer en outre que les sous-espaces vectoriels E^\mathbb{c}_\lambda(f) et \Im(v^p) sont tous deux stables par f.

14. Montrer que \lambda n’est pas valeur propre de l’endomorphisme induit par f sur \Im(v^p). Montrer que si E^\mathbb{c}_\lambda(f) n’est pas nul alors \lambda est l’unique valeur propre de l’endomorphisme induit par f sur E^\mathbb{c}_\lambda(f).

15. On se donne ici un nombre complexe \mu différent de \lambda. On suppose que toute valeur propre de f différente de \lambda est égale à \mu. \\ Montrer que \Im(v^p) \subset E^\mathbb{c}_\mu(f), puis que E = E^\mathbb{c}_\lambda(f) \oplus E^\mathbb{c}_\mu(f). \\ On pourra s’intéresser au polynôme caractéristique de l’endomorphisme induit par f sur \Im(v^p).}

16. Montrer que a et b commutent avec u^2.

17. On fixe maintenant un entier pair p tel que E^\mathbb{c}_0(u) = \Ker u^p, donné par la question 12.\\ Montrer que le sous-espace vectoriel G := \Im u^p est stable par a et b et que les endomorphismes induits a_G et b_G sont de carré nul.

18. En déduire que u est échangeur. On pourra utiliser, entre autres, le résultat final de la partie C.

19. Montrer que \Phi^2 commute avec u.

20. Montrer que \Phi^2 possède une unique valeur propre \lambda. En déduire que les valeurs propres de \Phi sont parmi \mu et -\mu, pour un certain nombre complexe non nul \mu.\\ On utilisera l’indécomposabilité de u ainsi que les résultats des questions 13 et 14.}

21. En déduire que u est échangeur. \\ On pourra appliquer le résultat final de la question 15.

22. En déduire plus généralement que, pour tout endomorphisme d’un C-espace vectoriel de dimension finie, la condition (C3) implique la condition (C1).}

FAQ

Pourquoi la condition (C3) implique-t-elle que l’endomorphisme u est de trace nulle ?

La condition (C3) stipule que u est un échangeur, c’est-à-dire qu’il existe une décomposition E = F ⊕ G avec u(F) ⊂ G et u(G) ⊂ F. En choisissant des bases adaptées, la matrice de u est de la forme [0 B; C 0], où B et C sont des matrices rectangulaires. La trace de u est alors la somme des éléments diagonaux, qui sont tous nuls. Ainsi, tr(u) = 0.

Comment déterminer le spectre de u si u² = λ² I_E ?

Si u² = λ² I_E, alors les valeurs propres possibles de u sont λ et -λ. En effet, si μ est une valeur propre de u, alors μ² = λ², donc μ = λ ou μ = -λ. Les sous-espaces propres associés sont E_λ(u) et E_{-λ}(u). Leur dimension dépend de la multiplicité de ces valeurs propres dans le polynôme caractéristique de u.

Comment montrer que u est un échangeur en utilisant une droite vectorielle D ?

Pour montrer que u est un échangeur, on peut exhiber une droite vectorielle D telle que u(D) n’est pas inclus dans D. Cela implique que u ne stabilise pas D, ce qui est une propriété clé des échangeurs. En choisissant D comme une droite engendrée par un vecteur propre de u, on peut vérifier que u(D) n’est pas colinéaire à D, confirmant ainsi que u échange les sous-espaces F et G.

Comment calculer le carré d’une matrice triangulaire par blocs ?

Pour calculer le carré d’une matrice triangulaire par blocs de la forme M = [0_n B; 0_{p,n} 0_p], on utilise la multiplication par blocs. On obtient M² = [0_n 0; 0_{p,n} 0_p], ce qui montre que M est nilpotente d’indice 2. Cela permet de décomposer M en somme de deux matrices de carré nul, par exemple M = [0 B; 0 0] + [0 0; 0 0], mais cette décomposition est triviale. Une approche plus intéressante consiste à utiliser des matrices de rang 1.

Comment montrer qu’une matrice D est semblable à -D ?

Pour montrer que D = [I_n 0; 0 -I_p] est semblable à -D, on calcule DMD⁻¹ où M est une matrice donnée. On trouve que DMD⁻¹ = -M, ce qui prouve que M et -M sont semblables. Cela découle du fait que D est inversible et que D⁻¹ = D, car D² = I_{n+p}. Pour accéder à plus de détails, débloque les corrigés sur Prépa Booster.

Comment décrire la matrice de u dans une base adaptée à une décomposition E = F ⊕ G ?

Si E = F ⊕ G et que u(F) ⊂ G et u(G) ⊂ F, alors la matrice de u dans une base adaptée (f₁, …, f_n, g₁, …, g_p) est de la forme [0 B; C 0]. Les blocs B et C représentent les applications linéaires de F vers G et de G vers F, respectivement. Cette structure reflète l’échange des sous-espaces par u.

Comment vérifier les conditions (C2) et (C3) pour un endomorphisme u ?

Pour vérifier (C2) et (C3), on montre d’abord que u² est un projecteur ou une homothétie, ce qui implique que u est diagonalisable ou nilpotent. Ensuite, on exhibe une décomposition E = F ⊕ G telle que u échange F et G. Si l’un des sous-espaces est nul, u est soit nul, soit un automorphisme, et on adapte la démonstration en conséquence.

Pourquoi dim(Ker f) ≥ dim(E)/2 si f² = 0 ?

Si f² = 0, alors Im(f) ⊂ Ker(f). Comme dim(Im(f)) = dim(E) – dim(Ker(f)), on a dim(Ker(f)) ≥ dim(E)/2. Cela découle du théorème du rang et du fait que Im(f) est inclus dans Ker(f), ce qui impose une dimension minimale au noyau.

Comment décomposer E en somme directe de noyaux et images ?

Si u est un échangeur, on peut décomposer E en E = Ker(a) ⊕ Ker(b), où a et b sont des endomorphismes nilpotents. De plus, Ker(a) = Im(a) et Ker(b) = Im(b), car a et b sont de carré nul. Cette décomposition est stable par u et permet d’étudier les propriétés de u plus finement.

Pourquoi u est-il un échangeur si E = Ker(a) ⊕ Ker(b) ?

Si E = Ker(a) ⊕ Ker(b) et que Ker(a) = Im(a) et Ker(b) = Im(b), alors u échange Ker(a) et Ker(b) car u² = λ² I_E. Cela implique que u est un échangeur, car il permute les sous-espaces stables Ker(a) et Ker(b) tout en vérifiant u² = λ² I_E.

Pourquoi la suite (Ker(v^k)) est-elle croissante pour l’inclusion ?

La suite (Ker(v^k)) est croissante car si x ∈ Ker(v^k), alors v^{k+1}(x) = v(v^k(x)) = 0, donc x ∈ Ker(v^{k+1}). Ainsi, Ker(v^k) ⊂ Ker(v^{k+1}) pour tout k. Cette propriété est fondamentale pour étudier la structure des endomorphismes nilpotents.

Comment montrer l’existence d’un entier p tel que Ker(v^k) = Ker(v^p) pour tout k ≥ p ?

Comme la suite (Ker(v^k)) est croissante et que E est de dimension finie, la suite des dimensions de Ker(v^k) est majorée par dim(E). Elle est donc stationnaire à partir d’un certain rang p. Ainsi, pour tout k ≥ p, Ker(v^k) = Ker(v^p). De plus, comme la suite est croissante, on peut choisir p pair en considérant les itérés pairs de v.

Comment décomposer E en E_c^λ(f) ⊕ Im(v^p) ?

On montre d’abord que E_c^λ(f) = Ker(v^{2p}), ce qui implique que E = E_c^λ(f) ⊕ Im(v^p) par le théorème du rang. Ensuite, on vérifie que ces sous-espaces sont stables par f, car f(E_c^λ(f)) ⊂ E_c^λ(f) et f(Im(v^p)) ⊂ Im(v^p). Cette décomposition permet d’étudier les propriétés spectrales de f.

Pourquoi λ n’est-il pas valeur propre de f restreint à Im(v^p) ?

Si λ était valeur propre de f restreint à Im(v^p), il existerait x ∈ Im(v^p) non nul tel que f(x) = λx. Mais comme x ∈ Im(v^p), il existe y tel que x = v^p(y). On aurait alors f(v^p(y)) = λv^p(y), ce qui contredit la définition de E_c^λ(f) si λ est une valeur propre de f. Ainsi, λ n’est pas valeur propre de f sur Im(v^p).

Comment montrer que E = E_c^λ(f) ⊕ E_c^μ(f) si f a deux valeurs propres ?

Si f a pour valeurs propres λ et μ, on montre d’abord que Im(v^p) ⊂ E_c^μ(f). Ensuite, comme E = E_c^λ(f) ⊕ Im(v^p), on en déduit que E = E_c^λ(f) ⊕ E_c^μ(f). Cela découle du fait que Im(v^p) est stable par f et que les sous-espaces caractéristiques sont en somme directe.

Pourquoi a et b commutent-ils avec u² ?

Si u est un échangeur, alors u² est un projecteur ou une homothétie. Comme a et b sont définis à partir de u, ils commutent naturellement avec u². En effet, a et b sont des polynômes en u, et u² est central dans l’algèbre engendrée par u.

Pourquoi G = Im(u^p) est stable par a et b ?

G = Im(u^p) est stable par a et b car a et b sont des polynômes en u. Ainsi, pour tout x ∈ G, il existe y tel que x = u^p(y), et a(x) = a(u^p(y)) = u^p(a(y)) ∈ G, car a et u commutent. De même pour b.

Comment conclure que u est un échangeur à partir des questions précédentes ?

En combinant les résultats précédents, on montre que u vérifie u² = λ² I_E et que E se décompose en sous-espaces stables échangés par u. Cela implique que u est un échangeur, car il permute ces sous-espaces tout en vérifiant les conditions (C2) et (C3).

Pourquoi Φ² commute-t-il avec u ?

Φ² commute avec u car Φ est un polynôme en u, et u² est central. Ainsi, Φ²(u) = (Φ(u))², et comme Φ(u) est un polynôme en u, il commute avec u. Cela découle des propriétés des polynômes d’endomorphismes et de la structure algébrique de u.

Comment déterminer les valeurs propres de Φ à partir de Φ² ?

Si Φ² a une unique valeur propre λ, alors les valeurs propres de Φ sont parmi √λ et -√λ. En effet, si μ est une valeur propre de Φ, alors μ² est une valeur propre de Φ². Comme Φ² est indécomposable, Φ a exactement deux valeurs propres opposées.

Comment appliquer les résultats précédents pour montrer que u est échangeur ?

En utilisant les résultats des questions 15 et 20, on montre que u vérifie les conditions (C2) et (C3). En particulier, la décomposition spectrale de Φ et la structure de u permettent de conclure que u est un échangeur, car il permute les sous-espaces caractéristiques associés à ses valeurs propres.

Pourquoi la condition (C3) implique-t-elle (C1) pour un endomorphisme ?

La condition (C3) implique (C1) car si u est un échangeur, alors u² est un projecteur ou une homothétie, ce qui correspond à la condition (C1). En effet, (C3) impose une structure algébrique forte sur u, qui entraîne nécessairement (C1).