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Centrale Maths 2 PSI 2007

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Questions du sujet

1. I.A.1) Montrer que $p$ est une application linéaire. Déterminer la matrice de $p$ relativement aux bases canoniques de $\mathbb{R}^3$ et $\mathbb{R}^2$. Déterminer le noyau et l’image de $p$. 2. I.A.2) Représenter sur un même dessin les images par $p$ des vecteurs de la base canonique de $\mathbb{R}^3$. Ce dessin donne une représentation en perspective de la base formée par ces trois vecteurs. 3. I.B) Pour cette seule question, on introduit l’endomorphisme $p$ de $\mathbb{R}^3$ qui au vecteur-colonne $\begin{pmatrix} x \\ y \\ z \end{pmatrix}$ associe $\begin{pmatrix} x – \alpha z \\ y – \beta z \\ 0 \end{pmatrix}$. Interpréter géométriquement $p$ grâce à $p \circ p$. Est-il vrai que $p(X) = X$ pour tout vecteur $X \in \mathbb{R}^3$? 4. I.C.1) Soit $M_0$ un point et $\overrightarrow{u}$ un vecteur de $\mathbb{R}^3$. On considère la droite affine $D = M_0 + \mathbb{R} \overrightarrow{u} = \{M_0 + \lambda \overrightarrow{u}\}$. Montrer que $p(D) = p(M_0) + \mathbb{R} p(\overrightarrow{u})$. 5. I.C.2) Soit $D$ une droite affine de $\mathbb{R}^3$. Montrer que son image par $p$ est une droite affine ou est réduite à un point, en discutant selon un vecteur directeur de $D$.} 6. I.C.3) Soit $D$ et $D’$ deux droites affines de $\mathbb{R}^3$ dont les images par $p$ sont des droites affines de $\mathbb{R}^2$.\\ a) Si $D$ et $D’$ sont sécantes, montrer que leurs images par $p$ le sont aussi. La réciproque est-elle vraie?\\ b) Si $D$ et $D’$ sont parallèles, montrer que leurs images par $p$ le sont aussi. La réciproque est-elle vraie? 7. I.C.4) Soit $\Pi$ un plan affine de $\mathbb{R}^3$. Discuter la nature de $p(\Pi)$ suivant $\overrightarrow{\nu}$ et $\Pi$. 8. I.D.1) Montrer que l’ensemble des $X \in \mathbb{R}^3$ tels que $q(X) = 0$ est la réunion de deux plans $\Pi_1$ et $\Pi_2$ que l’on caractérisera par leurs équations cartésiennes. En déduire que les plans affines parallèles à l’un ou l’autre de ces deux plans sont représentés en vraie grandeur par $p$. 9. I.D.2) \\ a) Montrer, en le déterminant, qu’il existe un unique endomorphisme autoadjoint $u$ de $\mathbb{R}^3$, tel que $q(X) = \langle u(X), X \rangle$ pour tout $X\in \mathbb{R}^3$.\\ b) Déterminer le polynôme caractéristique $\chi_u$ de $u$ puis le signe des valeurs propres non nulles de $u$. 10. I.E.1) Soit $P$ un plan vectoriel de $\mathbb{R}^3$ ; montrer qu’il existe une base orthonormale $B$ de $\mathbb{R}^3$ dont les deux premiers vecteurs soient dans $P$.} 11. I.E.2) Soit $u_0$ un endomorphisme autoadjoint de $\mathbb{R}^3$ ; on pose $q_0(X) = \langle u_0(X), X \rangle$ pour tout $X \in \mathbb{R}^3$, on suppose qu’il existe $P$, plan vectoriel de $\mathbb{R}^3$, tel que $q_0(X) = 0$ pour tout $X \in P$ et, $P$ étant supposé choisi, on choisit $B$ comme dans la question I.E.1. Montrer que la matrice de $u_0$ relativement à $B$ est de la forme $M = \begin{pmatrix} 0 & 0 & a \\ 0 & 0 & b \\ a & b & c \end{pmatrix}$. 12. I.E.3) Si $(a, b) \neq (0,0)$, montrer que l’ensemble des $X \in \mathbb{R}^3$ tels que $q_0(X) = 0$ est la réunion de deux plans puis étudier le signe des valeurs propres non nulles de $u_0$. 13. I.E.4) Discuter le rang de $u_0$ en fonction de $(a, b, c)$. 14. II.A.1) Soit $\xi = \begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} \in \mathbb{R}^2$. Montrer que l’image réciproque $p^{-1}(\{\xi\})$ est la droite affine $D_{\xi}$ passant par le point $\begin{pmatrix} x \\ y \\ 0 \end{pmatrix}$ et de vecteur directeur $\overrightarrow{\nu}$. En conclure que $\xi \in p(S) \iff S \cap D_{\xi} \neq \varnothing$ et que cela équivaut à dire que l’équation en $t$: $(x + t \cos\theta)^2 + (y + t \sin\theta)^2 + t^2 = R^2$ admet au moins une racine réelle. 15. II.A.2) En déduire que $p(S)$ est définie par l’inéquation $\Phi(x, y) \leq 2R^2$, où l’on a posé $\Phi(x, y) = 2(x^2 + y^2) – (x\cos\theta + y\sin\theta)^2$.} 16. II.A.3) On considère le repère affine $R_0$ déduit du repère canonique $R$ de $\mathbb{R}^2$ par la rotation d’angle $\theta$ autour de l’origine.\\ a) Soit $M$ un point de $\mathbb{R}^2$ de coordonnées $(x, y)$ dans $R$ et de coordonnées $(x’, y’)$ dans $R_0$. Déterminer $x’$ et $y’$ en fonction de $x$ et $y$.\\ b) Montrer que $E$ est une ellipse et donner son équation cartésienne dans $R_0$.\\ c) Indiquer les éléments remarquables de $E$: axe focal, demi-longueur des axes et excentricité. Montrer que les foyers de $E$ sont les points $F$ et $F’$ dont les coordonnées relatives à $R_0$ sont respectivement $(R,0)$ et $(-R,0)$.\\ d) Déterminer une inéquation de $p(S)$ dans le repère $R_0$ et en déduire que $p(S)$ est le domaine borné limité par $E$. Représenter enfin $p(S)$ soigneusement dans le repère $R_0$. 17. II.B.1) Montrer, en le déterminant, que tout élément $\xi \in E$ ne possède qu’un seul antécédent par $p$ dans $S$. 18. II.B.2) Pour chaque $\xi = \begin{pmatrix} x\\y \end{pmatrix} \in E$, calculer $<\pi(\xi), \overrightarrow{\nu}>$ et en déduire que $\Sigma$ est inclus dans $P_0$, le plan vectoriel orthogonal à $\overrightarrow{\nu}$. 19. II.B.3) Réciproquement, soit $X \in S$ tel que $<\overrightarrow{\nu}, X> = 0$. Montrer que $p(X) \in E$. 20. II.C.1) Montrer que la restriction $p_0$ de $p$ à $P_0$ est une bijection de $P_0$ sur $\mathbb{R}^2$. On en notera $p_1$ la bijection réciproque.} 21. II.C.2) Soit $\sigma$ une application linéaire de $P_0$ sur lui-même, supposée involutive, c’est-à-dire vérifiant $\sigma \circ \sigma = \mathrm{Id}_{P_0}$.\\ a) Montrer que $s = p_0 \circ \sigma \circ p_1$ est une involution linéaire de $\mathbb{R}^2$ sur lui-même.\\ b) Comment obtient-on les sous-espaces propres de $s$ en fonction de ceux de $\sigma$ ?\\ c) Montrer que $s$ laisse stable $E$ si, et seulement si, $\sigma$ laisse stable $\Sigma$. 22. III.A) On suppose donné un intervalle ouvert $I$ non vide et un arc $\Gamma$ de classe $\mathcal{C}^1$ de $I$ dans $\mathbb{R}^3$. On suppose que, pour un $t_0 \in I$, le vecteur-dérivée $\Gamma'(t_0)$ n’appartient pas à $\mathrm{Vect}(\overrightarrow{\nu})$. Dans ces conditions, montrer que le point $p(\Gamma(t_0))$ est régulier pour l’arc $p\circ\Gamma$, de $I$ dans $\mathbb{R}^2$, et donner un vecteur directeur de la tangente à l’arc en ce point. 23. III.B.1) Soit un réel $\delta\in\left[-\frac\pi2;\frac\pi2\right]$ ; montrer que l’intersection de $S$ et du plan de $\mathbb{R}^3$ d’équation $z=R\sin\delta$ est le cercle $C_\delta$ paramétré par $\varphi\in\mathbb{R}\mapsto M_\delta(\varphi)=\begin{pmatrix}R\cos\delta\cos\varphi \\ R\cos\delta\sin\varphi \\ R\sin\delta\end{pmatrix}$ En donner le centre et le rayon. 24. III.B.2) Montrer que l’intersection de $P_0$ et de $C_\delta$ est non vide si, et seulement si, $|\delta| \leq \frac{\pi}{4}$. Montrer plus précisément que cette intersection se compose alors de deux points lorsque $|\delta| < \frac{\pi}{4}$. 25. III.B.3) Soit $\delta\in\left[-\frac\pi4;\frac\pi4\right]$ et un point $M\in P_0\cap C_\delta$. On choisit un réel $\varphi_0$ tel que $M = M_\delta(\varphi_0)$. Montrer que $M\in\Sigma$ puis que sont orthogonaux à $\overrightarrow{OM}$ : le vecteur $\overrightarrow{\nu}$, le vecteur $\left.\frac{dM_\delta}{d\varphi}\right|_{\varphi=\varphi_0}$ ainsi que tout vecteur tangent en $M$ à $\Sigma$.} 26. III.B.4) Montrer que les $p(C_\delta)$, où $\delta$ décrit $\left[ -\frac\pi2;\frac\pi2 \right]$, sont des cercles et que $p(S)$ en est la réunion. Déterminer le centre $\Omega_\delta$ et le rayon $R_\delta$ du cercle $p(C_\delta)$. En utilisant en particulier III.A et III.B.3, montrer que, lorsque $|\delta| < \frac{\pi}{4}$, le cercle $p(C_\delta)$ est tangent à $E$ en deux points distincts. Étudier aussi le cas de $p(C_{\pi/4})$. 27. III.B.5) Lorsque $0 \leq \delta < \delta' \leq \frac{\pi}{4}$, montrer que $p(C_{\delta'})$ et $p(C_\delta)$ sont sécants. Lorsque $\frac{\pi}{4} \leq \delta < \delta' \leq \frac{\pi}{2}$, montrer que $p(C_{\delta'})$ est intérieur à $p(C_\delta)$. 28. III.C) Représenter sur un même dessin : $E$ , un cercle $p(C_\delta)$ avec $0 \leq \delta < \frac{\pi}{4}$, le cercle $p(C_{\pi/4})$ et un cercle $p(C_\delta)$ avec $\frac{\pi}{2} > \delta >\frac{\pi}{4}$. 29. III.D) Montrer qu’il existe une seconde famille de cercles inclus dans $S$ dont les images par $p$ soient des cercles et dont la réunion des images par $p$ soit encore $p(S)$.}

FAQ

Quelles notions de base sur les applications linéaires dois-tu maîtriser pour réussir ce sujet du concours Centrale PSI 2007 ?

Ce sujet mobilise les fondamentaux sur les applications linéaires, leur représentation matricielle, le calcul du noyau et de l’image, ainsi que la compréhension de la géométrie associée. Savoir manipuler une matrice, déterminer si une application est injective ou surjective, et analyser les effets d’une projection dans l’espace, c’est essentiel pour t’en sortir sur les premiers points du sujet.

Comment aborder l’interprétation géométrique d’une application linéaire dans ℝ³, et en quoi cette notion est-elle utile lors de l’épreuve ?

Savoir interpréter géométriquement une application linéaire, c’est comprendre comment elle agit sur des droites, des plans et l’espace entier : images de droites, plans invariants, nature et disposition des sous-espaces propres… On fait appel ici à la visualisation des transformations géométriques, un point clé dans la partie perspective du sujet. En t’entraînant à schématiser, tu visualises mieux les actions de l’application sur les objets, ce qui t’aide autant dans les calculs que dans l’analyse des cas limites.

Quelles stratégies pour étudier l’image d’un plan, d’une droite ou d’un cercle par une projection linéaire, notamment dans les exercices de géométrie en espace du concours Centrale ?

Pour maîtriser cette question classique, entraîne-toi à repérer quand une image par projection donne une droite, un point ou même une ellipse. Identifie le vecteur directeur et la position du plan ou de la droite par rapport au noyau/projection. Cela t’aide à anticiper la nature de l’image et à organiser tes calculs. Grâce aux corrigés proposés par Prépa Booster, tu peux t’entraîner sur des exercices ciblés et accéder à une analyse détaillée des différentes configurations.

Pourquoi l’étude des formes quadratiques et des endomorphismes autoadjoints est-elle centrale dans ce sujet ?

Le sujet exploite en profondeur la dualité entre algèbre linéaire et géométrie. Savoir caractériser une forme quadratique, trouver les plans où elle s’annule, interpréter graphiquement le passage à la dimension 2, c’est fondamental. L’analyse spectrale des endomorphismes autoadjoints te donne accès à la nature des valeurs propres, à leurs signes, et à la géométrie associée—des compétences qui se révèlent dans de nombreux sujets de concours.

Comment se préparer aux questions sur les coniques et, en particulier, sur l’identification d’une ellipse dans le plan issu d’une projection depuis l’espace ?

Les questions sur les coniques exploitent la correspondance algèbre-géométrie : il te faudra manipuler les équations cartésiennes, étudier discriminants, axes et foyers, tout en passant habilement d’un repère à l’autre. Ce savoir-faire permet de reconnaître instantanément une ellipse (ou autre conique) et d’en extraire les paramètres remarquables. Les corrigés accessibles via Prépa Booster t’aideront à t’entraîner sur les étapes-clefs et à maîtriser la rédaction attendue au concours.

Qu’attend le correcteur sur les questions d’interprétation et de justification dans une épreuve comme Centrale PSI maths 2007 ?

Le correcteur te demande de justifier chaque étape, de privilégier la rigueur dans le raisonnement et de faire le lien entre calculs et interprétation. Savoir donner des exemples géométriques précis, illustrer tes arguments avec des schémas ou des calculs intermédiaires, et toujours conclure sur la nature de l’objet obtenu, c’est ce qui différencie une copie standard d’une excellente copie ! Prends l’habitude de rédiger à voix haute chaque argumentation, comme dans nos corrigés sur Prépa Booster.

Quels conseils pour traiter efficacement les questions de projection d’objets géométriques complexes (cercles, sphères, intersections) en mathématiques de CPGE PSI ?

Approche ces questions comme des petits problèmes de modélisation géométrique : commence par identifier l’objet à projeter, son équation et son positionnement par rapport à la direction de projection. Puis traduis soigneusement la projection en équations, utilise les symétries ou changements de repère s’il le faut, et déduis-en la nature et les propriétés de l’ensemble image. Avec un entraînement régulier sur ce type d’exercices, tu gagneras en rapidité et en confiance, surtout le jour J.

Pourquoi la pratique régulière des sujets de concours comme Centrale PSI est indispensable pour progresser en mathématiques en classe prépa ?

Travailler sur des sujets de concours te met face à la variété et à la technicité des exercices que tu retrouveras à l’écrit. Cela te permet de repérer les pièges classiques, d’automatiser la rédaction et de maîtriser les méthodes d’attaque face à un nouvel exercice, même quand le contexte semble inédit. En débloquant les corrigés Prépa Booster, tu bénéficies d’explications détaillées, de conseils méthodologiques et d’un dashboard personnalisé pour suivre tes progrès et booster tes révisions.